29 juin 2026
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L’épidémie de virus Ebola continue de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC). Depuis son apparition à la mi-mai, un total de 1 203 cas ont été confirmés, entraînant malheureusement 321 décès. Ces chiffres témoignent de la gravité de la situation sanitaire actuelle.

Les rapports des autorités sanitaires font état de 148 patients ayant recouvré la santé. Cependant, 419 personnes demeurent sous surveillance, soit hospitalisées, soit en isolement. Cette épidémie, causée par la souche Bundibugyo, affecte désormais 34 zones de santé. Les provinces de l’Ituri, considérée comme l’épicentre, ainsi que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, sont particulièrement touchées.

La riposte contre le virus Ebola en RDC se heurte à des obstacles significatifs. Le ministère de la Santé pointe du doigt le refus de certaines communautés de participer aux tests post-mortem, la capacité d’accueil limitée des structures de soins en Ituri, et un suivi des contacts qui ne parvient pas à atteindre l’objectif de 95 %. Face à ces difficultés, les autorités exhortent la population à signaler promptement tout cas suspect, à observer scrupuleusement les règles d’hygiène et à s’abstenir de manipuler les corps des défunts.

Face à cette crise sanitaire, les partenaires internationaux maintiennent une forte mobilisation. Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC, a confirmé qu’une réponse coordonnée est en place, impliquant l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), et bien sûr, les gouvernements congolais et français. L’objectif commun est de maîtriser la propagation de l’épidémie.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné pour sa part l’impact considérable du conflit armé sur les efforts de santé publique. Selon lui, les hostilités entravent l’accès aux régions touchées, dispersent les individus ayant été en contact avec des malades et exacerbent la méfiance des communautés envers les équipes d’intervention.

Pour renforcer cette riposte complexe, l’Africa CDC a procédé au lancement d’une Équipe continentale conjointe d’appui à la gestion des incidents (IMST). Cette initiative est le fruit d’une collaboration avec le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et le gouvernement ougandais. L’IMST, dont la base est établie à l’Université de Makerere en Ouganda, a pour mission d’améliorer la coordination des opérations, de fournir une assistance technique cruciale et de dynamiser la coopération transfrontalière. Ses actions bénéficieront directement à la RDC, à l’Ouganda et aux nations avoisinantes confrontées au risque épidémique.

L’Africa CDC perçoit cette nouvelle structure comme une illustration claire de l’engagement du continent africain à bâtir des capacités solides pour la préparation et la gestion des urgences sanitaires, en s’appuyant sur une approche coordonnée et dirigée par les États africains eux-mêmes.