Procédure au TAS : la FRMF dispose jusqu’au 7 mai pour faire valoir ses arguments dans l’affaire de la CAN 2025
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a encore quelques jours pour soumettre son mémoire en défense au Tribunal arbitral du sport (TAS). Le délai imparti s’achève le 7 mai, date butoir pour présenter ses arguments dans le cadre du litige opposant la FRMF et la Confédération africaine de football (CAF) à la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Un appel enregistré par le TAS : les étapes de la procédure
Le TAS a officiellement confirmé avoir reçu l’appel déposé par la FSF contre la décision de la CAF et de la FRMF. D’après les règles en vigueur, la partie appelante dispose d’un délai de 20 jours pour soumettre son mémoire d’appel, détaillant ses griefs juridiques. Une fois ce document transmis, les parties défenderesses bénéficient du même laps de temps pour y répondre.
Pour l’instant, la demande de suspension de procédure formulée par la FSF empêche le TAS de fixer un calendrier précis ou d’envisager une audience à court terme.
Une défense marocaine préparée avec rigueur
Selon des sources bien informées, la FRMF aurait constitué un dossier juridique solide, élaboré avec une grande méticulosité. Les responsables marocains affichent une confiance marquée quant à l’issue de ce litige sportif.
« Le TAS dispose de tous les outils nécessaires pour trancher ce type de différend grâce à des arbitres spécialisés et indépendants. Nous sommes conscients de l’impatience des équipes et des supporters, qui attendent une décision rapide. Notre priorité reste de garantir une procédure équitable, tout en respectant le droit de chaque partie »,
Les motifs du litige : une finale de la CAN 2025 sous haute tension
La FSF conteste la décision rendue le 17 mars par la CAF, qui avait validé la victoire du Maroc sur tapis vert. Cette sanction fait suite à un recours déposé par la FRMF, s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.
Le 18 janvier, lors de la finale, les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain pendant 16 minutes, sur instruction de leur entraîneur, Pape Thiaw. Cette action faisait suite à l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps. Une décision qui, selon eux, aurait modifié le cours du match.
Retour sur les images clés de la polémique
Initialement, le but de Pape Gueye à la 94e minute avait donné la victoire au Sénégal, avant que la décision du 17 mars ne vienne bouleverser le classement final.