Premier ministre français : les premiers pas diplomatiques de Sébastien Lecornu au Qatar et au Maroc

Sébastien Lecornu a fait son entrée sur la scène internationale en se rendant au Qatar dès mardi. Il y a présenté les condoléances de la France à la suite du décès de l’ancien émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, décédé à 74 ans. L’Élysée avait confirmé l’envoi d’une délégation de haut niveau, incluant l’ex-ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, pour marquer l’importance des liens franco-qatariens. Le défunt émir, au pouvoir de 1995 à 2013, avait marqué l’histoire du pays par une modernisation sans précédent et une diplomatie audacieuse.
Renforcement des relations franco-marocaines à Rabat
Après cette première étape, Sébastien Lecornu s’est envolé vers Rabat, où il a été reçu mercredi soir. Son séjour, qui s’étend jusqu’à jeudi, s’inscrit dans une volonté de renforcer les échanges entre Paris et Rabat. Une douzaine de ministres l’accompagnent, dont les titulaires des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Jean-Noël Barrot et Laurent Nuñez respectivement. Les discussions avec le gouvernement marocain, dirigé par Aziz Akhannouch, visent à donner un nouvel élan à la coopération bilatérale.
Cette rencontre, qualifiée de « haut niveau », intervient dans un contexte de relations apaisées entre les deux pays. Depuis l’été 2024, Paris et Rabat ont engagé un processus de réconciliation, marqué par la reconnaissance française de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision avait alors provoqué des tensions avec Alger, mais avait aussi permis de tourner la page sur trois années de crispations, alimentées par des suspicions d’espionnage et des désaccords diplomatiques.
Un sommet d’envergure pourrait prochainement concrétiser cette dynamique : une visite d’État du roi Mohammed VI en France, accompagnée de la signature d’un traité bilatéral inédit. Ce partenariat d’exception scellerait une nouvelle ère dans les relations franco-marocaines, après des années de tensions et de malentendus.