Le procureur général du Roi auprès de la Cour de cassation et président du Ministère public, Hicham Balaoui, a organisé, à Rabat, une session d’échange avec Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cette rencontre, tenue en début de semaine, s’inscrit dans le cadre d’une mission de travail visant à étudier les mécanismes marocains de prévention et de répression des actes de corruption.
Un modèle marocain présenté en détail
Lors de cette rencontre, Hicham Balaoui a détaillé les fondements du système marocain de lutte contre la corruption. Il a notamment insisté sur la structure juridique et institutionnelle mise en place, ainsi que sur la stratégie pénale déployée par la Présidence du Ministère public pour endiguer ce phénomène. Les discussions ont également permis de comparer les approches adoptées par les deux pays en matière de transparence et d’intégrité.
Des outils innovants à la disposition des citoyens tchadiens
La délégation tchadienne a découvert plusieurs dispositifs mis en œuvre par le Maroc pour renforcer la participation citoyenne. Parmi ces initiatives, la ligne téléphonique dédiée au signalement des actes de corruption et de concussion a été mise en avant. Parallèlement, la plateforme numérique «e-TABLIGH» a été présentée comme un canal moderne permettant aux citoyens de rapporter des situations suspectes en toute sécurité. Grâce à des technologies avancées, cette plateforme garantit la confidentialité et un traitement rapide des signalements.