14 juillet 2026
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Conseil constitutionnel : Après l’apaisement, Ousmane Sonko change complètement de discours

Ousmane Sonko, personnalité politique de premier plan, a récemment démontré une surprenante incohérence dans ses déclarations relatives au Conseil constitutionnel. Après avoir initialement plaidé pour le respect de ses décisions, il a brusquement adopté une position de critique virulente. Lors de l’inauguration du siège de son parti, Pastef, à Touba, il a vertement dénoncé ce qu’il perçoit comme une emprise présidentielle sur les lois votées par les députés, qualifiant cette situation de « particulièrement grave ».

La position d’Ousmane Sonko concernant le Conseil constitutionnel semble avoir subi une transformation radicale en l’espace de quelques jours. Précédemment, suite à la décision des Sages invalidant un texte législatif adopté par l’Assemblée nationale, qui visait à renforcer les prérogatives du Parlement au détriment de celles du président de la République, le président de Pastef avait pourtant publiquement appelé au respect scrupuleux de cette décision.

« Cette décision s’impose à tous ! (…) En démocratie, lorsque les institutions remplissent leur rôle, chacune dans son domaine de compétence, aucune crise ne peut survenir », avait alors déclaré Ousmane Sonko. Cependant, lors de l’inauguration du quartier général de Pastef à Touba, le leader politique a tenu un discours sensiblement divergent. Devant ses militants, il a vivement contesté la décision rendue par les sept membres du Conseil constitutionnel.

« Le Conseil constitutionnel ne peut pas dicter aux députés de voter des lois qui ne font que plaire au président de la République. Ce qui se passe dans ce pays est d’une gravité extrême », a-t-il affirmé. Ousmane Sonko a également mis en cause le recours jugé excessif et répété du chef de l’État au Conseil constitutionnel. « Chaque semaine, il saisit le Conseil constitutionnel », a-t-il lancé, faisant explicitement référence au président Bassirou Diomaye Faye.