La Police Républicaine a porté un coup décisif aux organisations criminelles de Cotonou cette semaine, en menant une opération d’envergure dans le quartier de Vodjè, visant à assainir la zone.

Cette action ciblée a permis de neutraliser un véritable foyer de criminalité, servant de base arrière à un réseau de trafic de chanvre indien qui opérait avec une discrétion trompeuse. Les premières investigations révèlent que cet endroit était à la fois un carrefour stratégique pour la distribution et un lieu de consommation pour les usagers de stupéfiants.
L’assaut a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects sur les lieux et à la saisie d’équipements importants, directement liés à l’activité illicite. Les enquêtes se poursuivent avec détermination afin d’identifier et d’appréhender toutes les personnes impliquées dans cette dangereuse filière.
Un réseau sous la protection d’un militaire ?
L’affaire prend une tournure particulièrement sérieuse avec la traque active d’un membre des forces armées béninoises par la Police Républicaine. Surnommé « Alòtrò », en référence au margouillat, ce militaire est au cœur des préoccupations des enquêteurs, qui le soupçonnent d’une complicité directe avec les trafiquants de drogue.
D’après les informations recueillies par les services de sécurité, le soldat ne fréquentait pas le ghetto pour sa consommation personnelle. Il avait plutôt mis en place un système d’extorsion bien organisé, encaissant des sommes d’argent régulières auprès des dealers.
En échange de ces paiements illicites, le militaire leur assurait une prétendue impunité et les protégeait de potentielles interventions des forces de l’ordre, trahissant ainsi son engagement envers la nation.