4 juin 2026
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Mali : la junte propose une récompense record pour la capture de chefs jihadistes

Ex-rebelle touareg et ancien représentant diplomatique, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une alliance jihadiste née en 2017.

Considéré comme l’ennemi public n°1 du Sahel, ce leader est sous sanctions internationales de l’ONU, inscrit sur la liste des terroristes américains et traqué par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Attaques d’une violence inédite au Mali

Le pays traverse une crise sécuritaire majeure depuis les attaques coordonnées des 25 et 26 avril. Ces assauts, menés par des combattants du JNIM alliés au Front de libération de l’Azawad (FLA), ont ciblé des positions stratégiques de la junte à Bamako.

Parmi les victimes figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, figure centrale du régime, tué lors d’un attentat-suicide.

Récompenses financières pour traquer les responsables

Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, le gouvernement malien annonce offrir une prime pour la capture ou l’élimination de six responsables jihadistes et rebelles. Parmi eux :

  • Amadou Kouffa, autre cadre du JNIM, avec une récompense de 2,2 millions d’euros ;
  • Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, dirigeants du FLA.

Le texte précise que ces primes récompenseront toute information utile permettant leur arrestation ou leur neutralisation. Les autorités soulignent leur implication présumée dans des actes terroristes ayant fragilisé la sécurité du pays.

Une crise sécuritaire qui s’aggrave depuis plus d’une décennie

Depuis 2012, le Mali est en proie à une insécurité chronique, alimentée par les violences du JNIM, de l’Etat islamique et des milices communautaires. Ces groupes multiplient les attaques contre les forces de l’ordre et les civils, plongeant le pays dans une instabilité persistante.