La Banque mondiale, via l’Association Internationale de Développement (IDA), a récemment validé un crédit de 150 millions de dollars. Ce financement capital vise à garantir la pérennité des services essentiels de santé et d’éducation au Mali, un pays confronté à des défis significatifs, notamment climatiques, sécuritaires et économiques.
Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali est conçu pour soutenir le fonctionnement ininterrompu des infrastructures sanitaires à l’échelle nationale et régionale. Il permettra de couvrir les frais opérationnels, d’assurer l’approvisionnement en vaccins et médicaments indispensables, et de garantir l’accès gratuit aux soins pour les femmes en âge de procréer ainsi que les enfants de moins de cinq ans. Parallèlement, le projet renforcera les compétences du personnel soignant face aux risques sanitaires grandissants liés au changement climatique.
Dans le secteur éducatif, l’intervention couvrira l’ensemble du parcours scolaire. Cela inclut la distribution de matériel pédagogique, l’octroi de subventions aux élèves les plus vulnérables et l’organisation des examens nationaux. Cette initiative s’inscrit pleinement dans l’agenda pour l’emploi du Groupe de la Banque mondiale, en contribuant activement à la sauvegarde et au développement du capital humain malien.
« En préservant l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, ce projet protège le vivier de futurs travailleurs et leur capacité productive », a souligné Clara de Sousa. « Des enfants éduqués et en bonne santé, ainsi que des mères en bonne santé, constituent une main‑d’œuvre durable et productive. »
Ce projet ambitieux prévoit d’impacter directement 2,3 millions de personnes qui bénéficieront d’un accès amélioré aux services de santé fondamentaux. Une attention particulière sera portée à 1,4 million de femmes et à 391 395 enfants de moins de cinq ans. En matière d’éducation, 1,1 million d’élèves recevront un soutien scolaire et pourront participer aux examens nationaux dans des conditions optimales, assurant ainsi la continuité de leur apprentissage et le renforcement du capital humain du pays.
Cette opération s’intègre harmonieusement aux efforts des partenaires de développement existants. Elle est le fruit de consultations approfondies et repose sur des mécanismes de coordination dédiés, garantissant une mise en œuvre efficace et cohérente sur le terrain.