Une enquête approfondie met en lumière un phénomène alarmant qui affaiblit considérablement l’économie du Cameroun : le trafic illicite d’or. Dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, une véritable fièvre de l’or a provoqué une prolifération désordonnée de sites d’extraction. Ces territoires se sont transformés en zones où l’État rencontre des difficultés manifestes à imposer sa loi et à faire respecter les réglementations minières en vigueur.
Face à cette ruée aurifère incontrôlée, les dispositifs de surveillance et de régulation étatiques s’avèrent inefficaces, permettant à d’importantes quantités de métal précieux de quitter le pays sans aucune traçabilité. Ce sont ainsi des milliards de francs CFA qui échappent aux caisses du Cameroun, détournés de l’économie formelle pour alimenter les réseaux internationaux de la contrebande.
La destination privilégiée de cet or extrait illégalement est, comme souvent, la ville de Dubaï. Ce commerce souterrain est orchestré par des réseaux criminels hautement organisés, qui profitent de complicités locales étendues. Ces individus, motivés par des gains considérables, sont prêts à tout pour maintenir leurs privilèges et préserver un système qui leur garantit des profits colossaux, au détriment du développement national et de l’intégrité économique du Cameroun.