Au Gabon, l’ultimatum lancé le 10 juillet par le maire Eugène M’ba arrive à son terme. Dans les prochaines semaines, l’équipe municipale doit attaquer le problème à la racine afin que la reconquête de l’espace public ne soit pas seulement une victoire administrative, mais le premier acte d’une transformation urbaine plus inclusive et plus durable.
La question posée n’est donc plus uniquement celle du maintien de l’ordre urbain. Elle devient celle du modèle de ville que Libreville souhaite construire au cours des prochaines décennies.
Créer de nouveaux marchés de proximité, aménager des espaces dédiés aux petits commerçants, organiser des zones réservées aux artisans, accompagner les acteurs économiques informels vers la formalisation constituent autant de leviers susceptibles de transformer une opération ponctuelle en véritable politique publique.
La campagne engagée par la mairie de Libreville pourrait ainsi marquer bien davantage qu’une simple opération de salubrité. Elle pourrait devenir le point de départ d’un nouveau contrat entre la ville et ses habitants.