10 juillet 2026
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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) continue de faire des ravages, ayant déjà causé la mort de 600 personnes. Ces chiffres alarmants proviennent du dernier rapport, s’appuyant sur les données des autorités sanitaires congolaises.

Au 7 juillet, un total de 1 759 cas confirmés de la maladie a été recensé sur le territoire congolais. Parallèlement, en Ouganda, pays frontalier, la situation reste stable avec 20 cas confirmés et deux décès.

L’étendue véritable de cette crise sanitaire demeure complexe à appréhender. Anne Ancia, la représentante de l’organisation internationale de la santé en RDC, a souligné lors d’un échange vidéo avec le siège à Genève que « la maladie poursuit sa progression et sa portée réelle n’a pas encore été entièrement définie ».

Malgré quelques progrès notables dans la gestion de la riposte, elle a mis en garde contre la saturation des structures sanitaires. Les centres de traitement opèrent actuellement à près de 90 % de leur capacité, ce qui impose une pression considérable sur l’ensemble du système de santé.

Le cœur de l’épidémie se concentre principalement dans la province de l’Ituri, située au nord-est de la RDC, à la jonction des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus a également touché les provinces adjacentes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des régions où l’insécurité est exacerbée par la présence persistante du groupe armé M23.

Plusieurs facteurs entravent de manière significative les efforts de contrôle de la maladie. Les mouvements de populations, la violence continue et la vulnérabilité du système de santé local constituent des obstacles majeurs. De plus, les besoins humanitaires sont criants, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles, l’accès à une alimentation adéquate et la disponibilité des soins médicaux de base.

Officiellement identifiée le 15 mai, cette dix-septième manifestation d’Ebola en République démocratique du Congo est due au variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe actuellement ni vaccin, ni traitement approuvé.

Devant cette urgence sanitaire, un essai clinique visant à évaluer l’efficacité de deux traitements expérimentaux a débuté le 2 juillet. En parallèle, l’organisation internationale de la santé a accordé une autorisation d’urgence pour l’emploi du tout premier test de diagnostic moléculaire spécifiquement conçu pour identifier cette souche rare du virus.

Au cours des cinquante dernières années, le virus Ebola a été responsable de plus de 15 000 décès sur le continent africain. La République démocratique du Congo a connu sa plus sévère épidémie entre 2018 et 2020, avec près de 2 300 morts pour environ 3 500 cas enregistrés.