4 juin 2026
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Le Front pour la Défense de la République (FDR) demande le départ immédiat d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale

Le Front pour la Défense de la République (FDR) a officiellement réclamé, ce mercredi, l’éviction d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. Selon la coalition dirigée par Khalifa Sall, la présence du leader du PASTEF au sein de l’hémicycle serait « illégale et illégitime ». Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal.

Dans un communiqué émanant de sa Conférence des Leaders, le FDR salue d’abord l’union de 147 partis et mouvements ayant signé, le 24 mai, une déclaration commune contre ce qu’il qualifie de « tentative de coup d’État parlementaire ». Le texte évoque également la saisine du Conseil constitutionnel par les députés de l’opposition, une démarche saluée par la coalition.

La coalition s’appuie sur l’article LO172 du Code électoral, qui prévoit qu’un ministre élu député perd automatiquement son mandat s’il ne démissionne pas de ses fonctions gouvernementales dans un délai de huit jours. Le FDR accuse le PASTEF d’avoir tenté de contourner cette règle en modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Une manœuvre jugée doublement inconstitutionnelle.

D’une part, l’article 54 de la Constitution exige qu’un retour à l’Assemblée soit encadré par une loi organique inscrite dans le Code électoral, et non par un simple changement de règlement intérieur. D’autre part, la modification adoptée introduit la notion de « suppléants de députés », une catégorie que la loi sénégalaise ne reconnaît pas en dehors des scrutins majoritaires départementaux et proportionnels.

Selon le FDR, le PASTEF a ainsi violé la Constitution, le Code électoral et le règlement intérieur de l’Assemblée. Ce dernier, dont la vocation se limite à organiser le fonctionnement interne de l’institution (article premier), ne peut servir de base juridique pour contourner les règles électorales.

Pour faire respecter la légalité, le FDR appelle les forces vives du pays à se mobiliser autour d’un plan d’actions concerté. L’objectif : garantir le respect scrupuleux des lois de la République et mettre fin à ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle.