22 juin 2026
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Les jeunes entrepreneurs du Burkina Faso ont marqué un tournant décisif en organisant, le 20 juin 2026 à Ouagadougou, un rassemblement national dédié à l’émergence d’un tissu économique local solide et résilient. Sous le thème « De l’intention à l’action : bâtir une économie patriotique forte au Burkina Faso », cette rencontre a réuni des acteurs clés du commerce pour échanger sur les défis du secteur et tracer des pistes concrètes d’amélioration.

Les échanges ont principalement porté sur trois axes stratégiques : la structuration des entreprises, la montée en compétences des commerçants et la promotion d’un entrepreneuriat organisé et pérenne. Une volonté claire de transformer les idées en actions tangibles pour booster l’économie nationale.

Ismaël Sawadogo, président de l’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso, a mis en avant l’importance de cette mobilisation collective. « Cette initiative reflète notre détermination à nous fédérer autour d’objectifs communs et à instaurer un cadre de dialogue permanent pour relever les défis du commerce moderne », a-t-il affirmé.

Ismaël Sawadogo, président de l’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso

Pour Sawadogo, l’enjeu majeur réside dans la formalisation progressive des entreprises. « S’unir pour identifier les obstacles et proposer des solutions adaptées permet aux commerçants de s’inscrire durablement dans l’économie formelle, une étape cruciale pour accéder aux financements publics et aux marchés institutionnels », a-t-il expliqué.

La journée a également été marquée par une formation intensive sur les démarches de formalisation. Les participants ont souligné les freins persistants, notamment les difficultés d’accès aux espaces commerciaux et les lourdeurs administratives liées aux documents obligatoires.

Participants à la rencontre des jeunes commerçants du Burkina Faso

Les débats ont révélé un consensus fort : la nécessité d’un accompagnement renforcé pour simplifier les procédures et accélérer la transition vers le secteur formel. Roland Achille Sow, figure majeure de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, a rappelé le rôle clé de cette formalisation. « Une entreprise structurée n’est pas seulement plus résiliente, elle offre aussi des perspectives de croissance durable et une transmission facilitée aux futures générations », a-t-il souligné.

Roland Achille Sow, président de la délégation consulaire

Il a partagé un constat alarmant : « Près de 80 % des entreprises burkinabè disparaissent avant même d’atteindre leur dixième année d’existence. La question n’est pas de savoir si nous voulons construire des entreprises viables, mais comment y parvenir. » Soucieux de cette réalité, il a réaffirmé l’engagement de la Chambre à soutenir activement les initiatives favorisant la formalisation des activités économiques.

À l’issue de cette rencontre, les jeunes commerçants ont réaffirmé leur ambition : renforcer l’organisation du secteur, dynamiser le dialogue entre tous les acteurs économiques et obtenir un soutien accru des institutions publiques. Leur objectif ? Contribuer activement à l’édification d’une économie nationale plus compétitive, résiliente et tournée vers l’avenir.