3 juin 2026
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Gabon : le président Oligui Nguema rejette l’accueil des migrants expulsés par les États-Unis

Le Gabon prend une position ferme face aux pressions américaines concernant la gestion des migrants expulsés. Alors que Washington intensifie ses efforts pour externaliser l’accueil des personnes éloignées de son territoire, Libreville a clairement refusé d’entrer dans ce dispositif bilatéral proposé par l’administration du président américain Donald Trump.

Une diplomatie gabonaise déterminée à préserver ses intérêts

Le Gabon affiche une approche diplomatique autonome, distinguant soigneusement les relations personnelles avec les dirigeants étrangers des impératifs stratégiques nationaux. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a exprimé sans ambiguïté son refus lors d’une intervention télévisée, où il a détaillé sa position sur ce dossier sensible.

« Le président Trump est une figure que j’apprécie personnellement, mais cela ne nous empêche pas de diverger sur la question des migrants expulsés. Le Gabon ne signera pas cet accord, car il ne sert pas nos priorités nationales. » Ces propos, tenus avec une franchise rare, illustrent la fermeté du pouvoir gabonais face aux sollicitations extérieures.

Cette décision marque un revers pour la stratégie américaine, qui mise sur des partenariats avec des pays tiers pour gérer les flux de personnes éloignées.

L’intérêt national avant tout : une ligne rouge pour Libreville

En refusant ce projet, le gouvernement gabonais protège ses ressources administratives et sécuritaires, déjà sollicitées par les défis internes. Libreville priorise actuellement la stabilité politique, la relance économique et la préparation des prochaines élections nationales.

Ce refus catégorique envoie un signal fort aux partenaires occidentaux : la coopération internationale ne se fera jamais au détriment de la souveraineté gabonaise ou de la cohésion sociale du pays.