13 août 2026
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Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officié ce jeudi à Libreville l’inauguration d’un édifice majeur pour la Sécurité pénitentiaire gabonaise. Le nouveau bâtiment annexe du Commandement en chef, désormais baptisé en son honneur, s’élève sur trois niveaux avec 38 bureaux dédiés à l’administration et au pilotage des missions carcérales. Une infrastructure saluée par le ministre de la Justice, Augustin Emane, tout en rappelant l’urgence de transformer aussi les conditions dans les prisons du pays.

Cette cérémonie, marquée par la présence des autorités militaires et gouvernementales, a vu le président Oligui Nguema couper le ruban symbolique, officialisant ainsi l’entrée en service de ce projet clé dans la modernisation du secteur pénitentiaire. L’édifice intègre des espaces stratégiques comme des salles d’opération, de supervision et de conférences, conçus pour optimiser l’efficacité des équipes chargées de la gestion des établissements correctionnels.

Bâtiment administratif de la Sécurité pénitentiaire gabonaise

Une étape clé dans la refonte du système judiciaire et pénitentiaire

Augustin Emane, ministre de la Justice et des Droits humains, a qualifié cette réalisation d’« avancée majeure » pour l’institution judiciaire gabonaise. Le bâtiment s’inscrit dans une dynamique de réforme du Corps autonome de la Sécurité pénitentiaire, visant à renforcer la capacité administrative du commandement dirigé par le général Jean Germain Effayong Onong.

Pour le gouvernement, cette infrastructure ne représente qu’un début. Elle illustre la volonté de bâtir un État qui allie rigueur dans l’application de la loi et respect des droits fondamentaux des détenus, conformément aux standards internationaux.

Modernisation administrative : un premier pas, mais pas suffisant

Si le bâtiment symbolise la modernisation des outils de gestion, le ministre de la Justice a insisté sur la nécessité d’agir aussi sur le terrain. Les défis restent immenses dans les prisons gabonaises : dortoirs vétustes, équipements de surveillance défaillants, et infrastructures inadaptées aux besoins actuels.

Augustin Emane a appelé à une prise de conscience collective : moderniser les bureaux est essentiel, mais il faut désormais investir dans les établissements eux-mêmes. L’objectif ? Améliorer les conditions de détention, sécuriser les personnels et préparer la réinsertion des détenus, pilier d’une politique pénitentiaire équilibrée.

Sécurité et humanité : les deux piliers de la réforme

Le ministre a réaffirmé l’ambition du gouvernement : concilier fermeté judiciaire et dignité des détenus. Selon lui, une prison moderne ne se limite pas à des murs et des verrous. Elle doit offrir un cadre de vie décent, garantir la sécurité de tous et favoriser la réhabilitation sociale.

Après une prière inaugurale prononcée par l’aumônier militaire Serge Obame Mihindou, le président Oligui Nguema a visité les locaux, avant que Ali Adiahéno, représentant de l’entreprise Abnia Gabon, ne remercie les autorités pour leur confiance. Ce projet marque une avancée administrative majeure, mais le véritable défi réside désormais dans l’extension de cette modernisation aux prisons elles-mêmes.