11 juillet 2026
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En République gabonaise, la législation est claire : l’instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. Portée par la loi n° 21/2011 relative à l’orientation générale de l’éducation, cette mesure vise à garantir un accès à l’apprentissage à chaque jeune résidant dans le pays, qu’il soit gabonais ou étranger. Pourtant, un décalage persiste entre les textes de loi et la réalité du terrain.

Face à ce constat, l’État a décidé d’engager une lutte sans concession contre le travail des mineurs.

Une mission conjointe, associant les équipes du ministère de la Justice, des forces de sécurité et des Affaires sociales, s’est déployée au cœur des zones commerciales et des marchés de Libreville. Cette initiative d’envergure nationale marque une volonté ferme de traquer les infractions et de restituer aux enfants leur droit fondamental à l’éducation.

Une criminalité déguisée en nécessité économique

Pour Gladys Victoire Maganga, directrice des Affaires sociales et de la protection de la jeunesse, la situation exige une fermeté absolue. Elle rappelle avec insistance que l’exploitation des mineurs n’est en aucun cas une fatalité économique, mais bel et bien un crime prévu et puni par la loi.

Sur le terrain, ce phénomène prend des visages multiples, allant du travail forcé à la domesticité, en passant par la traite transfrontalière. Si cette main-d’œuvre vulnérable provenait historiquement d’Afrique de l’Ouest, les mineurs nationaux emboîtent aujourd’hui le pas.

Vers le démantèlement des réseaux de traite

Les témoignages recueillis auprès des jeunes mettent en lumière la complexité de leur situation. Certains expliquent travailler de manière informelle pour aider leurs parents à subvenir aux besoins du foyer ou pour financer l’achat de leurs propres fournitures scolaires.

Néanmoins, cette implication précoce engendre de lourdes séquelles physiques et psychologiques, tout en compromettant gravement leur scolarité.