Frappes militaires au Tchad : l’armée tchadienne accuse boko haram après des victimes civiles
Les tensions s’intensifient autour du lac Tchad après des opérations aériennes menées par l’armée tchadienne contre des positions de Boko Haram. Ces frappes, déclenchées en réaction à des « attaques nocturnes dévastatrices », ont ciblé des zones frontalières entre le Nigeria, le Niger et le Tchad.
Selon Africa Radio, les avions de chasse tchadiens ont visé des îles stratégiques du lac Tchad, connues pour être des bastions des djihadistes. Parmi ces zones, l’île de Shuwa, un centre de pêche majeur fréquenté par des pêcheurs nigérians, aurait été particulièrement touchée.
Des victimes civiles dans les bombardements
Un syndicat de pêcheurs du lac Tchad a révélé que au moins 40 pêcheurs nigérians sont portés disparus, probablement victimes des bombardements. La majorité des disparus seraient originaires de la ville de Doron Baga, située sur les rives nigérianes du lac. Cette localité avait déjà été le théâtre d’un massacre en 2015, faisant plus de 2 000 morts.
Réactions et conséquences
Les autorités nigérianes n’ont pas encore réagi officiellement à ces affirmations. Pourtant, l’armée nigériane est régulièrement pointée du doigt pour des bombardements meurtriers visant des civils. Un incident récent, impliquant des décès de civils, avait déjà suscité des polémiques quelques semaines auparavant.
Ces événements soulèvent des questions sur la précision des frappes militaires dans une région où les populations civiles vivent sous la menace constante des groupes armés.