21 juillet 2026
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Un électeur vérifie son inscription sur les listes électorales à Cotonou lors de l'élection présidentielle au Bénin en avril 2026

Les élections présidentielles de 2025 sur le continent africain ont confirmé une tendance inquiétante : des scrutins sans réelle concurrence, où les candidats d’opposition voient leurs ambitions brisées avant même que la campagne ne commence. Les exemples les plus récents, à Djibouti le 10 avril et au Bénin deux jours plus tard, illustrent cette stratégie de verrouillage. Dans le premier cas, le président sortant Ismaïl Omar Guelleh a obtenu 97,8 % des voix pour un sixième mandat, tandis que dans le second, Romuald Wadagni, successeur désigné de Patrice Talon, s’est imposé avec 94 % des suffrages. Des chiffres qui en disent long sur l’absence de compétition électorale.

À Djibouti, l’un des leaders de l’opposition, Alexis Mohamed, a choisi de ne pas se présenter. Si des raisons sécuritaires ont influencé sa décision, c’est surtout l’explosion des frais de candidature qui a sonné le glas de ses ambitions. « Un obstacle infranchissable », selon les observateurs, qui transforment ces élections en une simple formalité. Le portefeuille devient ainsi l’arme la plus efficace pour museler l’opposition.

Des coûts électoraux qui étouffent la démocratie

Ce phénomène n’est pas isolé. À travers toute l’Afrique, les candidats indépendants ou issus de l’opposition se heurtent à des barrières financières souvent insurmontables. Les frais d’inscription, exorbitants dans de nombreux pays, servent de filtre discriminant. Résultat : les urnes ne reflètent plus la volonté populaire, mais plutôt la capacité des candidats à rassembler des fonds colossaux.

Les scrutins de Djibouti et du Bénin en sont des cas d’école. Dans ces deux pays, les candidats de l’opposition ont été contraints à l’abandon, faute de pouvoir débourser les sommes exigées. « Le jeu est faussé dès le départ », dénoncent les défenseurs des droits civiques. Ces pratiques systématiques sapent la confiance dans les institutions électorales et alimentent un sentiment de désillusion parmi les citoyens.

Un système qui favorise les sortants

Les élections africaines récentes montrent une constante : les présidents sortants bénéficient d’un avantage structurel. Leur accès aux ressources de l’État leur permet de financer des campagnes à moindre coût, tandis que l’opposition doit puiser dans ses propres fonds, souvent limités. Les frais de candidature exorbitants agissent comme un « verrou