3 juin 2026
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Un engagement historique pour la santé au Burkina Faso

Un nouveau partenariat financier voit le jour au Burkina Faso : la Banque mondiale a validé un investissement colossal de 142 millions d’euros (soit 150 millions de dollars) via l’Association internationale de développement (IDA), accompagné d’une subvention de 17 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial (GFF). Ces fonds sont destinés au Projet de renforcement de la performance et de la résilience du système de santé (PRPRSS).

Des cibles prioritaires pour un impact maximal

Ce projet ambitieux se concentre sur trois groupes vulnérables : les adolescents, les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Son objectif ? Renforcer la surveillance des maladies, optimiser l’accès aux services de santé et de nutrition, et couvrir l’ensemble du territoire national. Une attention particulière est accordée aux personnes déplacées internes ainsi qu’aux communautés isolées, souvent privées de soins essentiels.

Une vision alignée sur les priorités nationales et régionales

Ce financement s’inscrit dans la continuité des efforts du gouvernement burkinabè pour renforcer la résilience du système de santé. Il s’aligne également sur la stratégie de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, visant à consolider le « contrat social » en soutenant les institutions clés dans la prestation de services sociaux.

Des retombées concrètes pour la population

Selon Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant de la Banque mondiale au Burkina Faso, « le développement humain est un levier incontournable pour l’inclusion sociale et une priorité majeure. Ce projet vient renforcer les initiatives gouvernementales en matière de résilience et de gestion des défis sanitaires actuels ». Il complète d’ailleurs le Projet de protection du capital humain, récemment lancé avec un budget de 100,4 millions de dollars, pour améliorer l’accès aux services sociaux de base.

Pour Luc Laviolette, chef du Secrétariat du GFF, « l’accès aux soins pour les femmes, les adolescents et les enfants représente l’un des investissements les plus stratégiques pour le développement et la prospérité. Ce soutien au Burkina Faso vise à bâtir un système de santé robuste et inclusif, même dans les zones les plus vulnérables ».

Moussa Dieng, responsable du portefeuille santé à la Banque mondiale, ajoute : « Ce projet arrive à un moment crucial. Il permettra d’améliorer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires, tout en optimisant la qualité et l’utilisation des services de santé et de nutrition. Il appuiera également les réformes du Ministère de la Santé pour renforcer la gouvernance, l’équité et la durabilité financière du secteur ».