Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a lancé une offensive juridique et politique ce mois-ci pour réclamer l’éviction immédiate de Ousmane Sonko de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Selon la coalition d’opposition, le Premier ministre se maintient illégalement dans ses fonctions de député, alors que les textes en vigueur interdisent une telle cumulation de mandats.

Une situation qualifiée d’illégale et illégitime
Dans un communiqué officiel, le FDR a qualifié la présence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale de « violation flagrante » des règles électorales et constitutionnelles. La coalition met en avant l’article LO172 du Code électoral, qui impose à tout ministre élu député de démissionner de ses fonctions gouvernementales sous huit jours. Selon elle, cette obligation n’a pas été respectée, rendant son maintien au sein de l’hémicycle incompatible avec la légalité.
Le FDR dénonce également des modifications récentes du règlement intérieur de l’Assemblée, qu’il juge inapplicables car contraires à la Constitution et aux lois en vigueur. Pour la coalition, ces changements ne peuvent en aucun cas servir de base légale à la présence continue du Premier ministre parmi les députés.
Mobilisation politique et recours au Conseil constitutionnel
La coalition d’opposition se félicite de la réaction unie de plusieurs partis politiques, qui ont dénoncé une « manœuvre antidémocratique » et saisi le Conseil constitutionnel pour faire valoir leurs arguments. Plusieurs députés de l’opposition ont activement soutenu cette démarche, estimant que la procédure ayant permis le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée constituait un dépassement des prérogatives parlementaires.
Le FDR appelle à l’annulation immédiate de cette « décision illégale » et exige le retrait pur et simple du Premier ministre de l’Assemblée nationale. La coalition invite par ailleurs toutes les forces vives du pays à se mobiliser pour défendre l’État de droit et la primauté de la Constitution.
Cette crise juridique et politique s’inscrit dans un contexte où le statut parlementaire d’Ousmane Sonko fait l’objet de vives tensions au sein de la classe politique sénégalaise. Les débats autour de sa légitimité continuent d’agiter l’opinion publique et les institutions, sans qu’aucune solution définitive n’ait encore été trouvée.