21 mai 2026
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En Centrafrique, les mercenaires russes accusés de kidnappings et tortures à Berengo

Deux jeunes Centrafricains, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule, originaires de Zemio, ont été victimes d’un enchaînement tragique après leur enlèvement par des mercenaires russes. Après avoir subi des sévices à Berengo, ils ont finalement atterri dans les geôles de la gendarmerie à Bangui.

Un double enlèvement aux conséquences dramatiques

L’histoire de ces deux jeunes hommes commence dans la ville de Zemio, où ils ont été arrachés à leur quotidien par des individus armés identifiés comme des mercenaires russes. Leur disparition brutale a immédiatement suscité l’inquiétude parmi leurs proches, qui ont rapidement porté plainte auprès des autorités locales.

Les circonstances de leur arrestation restent floues, mais les témoignages recueillis évoquent des méthodes brutales. Les deux hommes, accusés sans preuve tangible, ont été transférés vers un lieu de détention non officiel situé à Berengo, où ils ont subi des actes de torture.

Berengo, un centre de détention clandestin

Berengo, connue pour son passé trouble, est devenue ces dernières années un point de chute pour les opérations clandestines menées par des groupes armés étrangers. Les conditions de détention y sont réputées particulièrement inhumaines, avec des méthodes destinées à briser psychologiquement les prisonniers.

Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule y ont été détenus pendant plusieurs jours, subissant des violences physiques et psychologiques. Les détails de leur calvaire n’ont été révélés que bien après leur transfert vers Bangui, où ils ont finalement été incarcérés dans les cellules de la gendarmerie.

Un transfert vers Bangui sous haute tension

Leur arrivée à Bangui a marqué un tournant dans cette affaire. Officiellement, ils ont été placés en détention préventive dans les locaux de la gendarmerie centrale. Cependant, leur état de santé préoccupant et les traces de violences visibles sur leurs corps ont soulevé des questions sur la légitimité de leur incarcération.

Les autorités centrafricaines n’ont pas encore communiqué de manière officielle sur cette affaire, mais des sources internes évoquent des pressions exercées par des acteurs étrangers pour étouffer l’affaire. Les deux jeunes hommes, toujours en attente de jugement, restent sous surveillance médicale.

Les répercussions d’une affaire aux relents géopolitiques

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes en Centrafrique, où la présence de mercenaires étrangers continue de semer la discorde. Les mercenaires russes, officiellement déployés pour soutenir les forces gouvernementales, sont régulièrement pointés du doigt pour des exactions commises contre des civils.

Les familles des victimes appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces agissements et obtenir justice. Elles réclament également le retrait immédiat des mercenaires étrangers, accusés de violer la souveraineté du pays et les droits fondamentaux de ses citoyens.