politique
durée des sessions parlementaires au Cameroun : guibai gatama questionne l’efficacité de l’assemblée nationale
Le Cameroun fait face à un questionnement sur la durée des sessions parlementaires, soulevé par Guibai Gatama. Le journaliste interroge l’aptitude de l’Assemblée nationale à remplir ses missions constitutionnelles avec un calendrier aussi restreint.
Le Cameroun, confronté à des enjeux politiques, économiques et sociaux majeurs, voit son Assemblée nationale sous le feu des critiques. Guibai Gatama, figure du journalisme camerounais, interroge la pertinence du calendrier parlementaire actuel, jugé trop court pour répondre aux attentes des citoyens.
Selon lui, l’Assemblée nationale camerounaise ne dispose que de trois sessions ordinaires de 30 jours par an, un rythme qu’il qualifie d’insuffisant pour assurer un contrôle efficace du gouvernement, voter les lois nécessaires et représenter pleinement les populations. En réalité, les séances plénières ne dépassent souvent pas une quinzaine de jours par session, réduisant ainsi le temps de travail effectif à environ un mois et demi par an.
Pour illustrer son propos, Guibai Gatama compare la situation camerounaise à celle d’autres pays africains. Il souligne que des nations comme le Tchad, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire organisent des sessions parlementaires bien plus longues, s’étalant sur huit à neuf mois. Même le Nigeria, dont le Parlement fonctionne presque en continu, illustre l’écart entre le Cameroun et ses voisins en matière de dynamisme législatif.
Réformer le calendrier parlementaire pour plus d’efficacité
Face à cette situation, Guibai Gatama plaide pour l’ouverture d’un débat national sur la durée des sessions parlementaires. Il estime que l’Assemblée nationale camerounaise donne l’impression de « fonctionner en marge des réalités du pays ». Une réforme du calendrier législatif permettrait, selon lui, de renforcer le contrôle de l’action publique, d’améliorer l’examen des textes de loi et de mieux répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens.
Le journaliste propose ainsi d’allonger la durée des sessions ou d’en augmenter le nombre, afin de garantir une meilleure implication des députés dans la vie politique et sociale du Cameroun. Une telle mesure contribuerait à rapprocher les institutions des attentes des populations et à renforcer la légitimité de l’Assemblée nationale.