2 juillet 2026
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L’épidémie de fièvre hémorragique en RDC franchit un cap critique

La maladie à virus Ebola frappe durement la République démocratique du Congo (RDC). Selon les dernières données officielles, l’épidémie a déjà emporté 438 vies sur 1 406 cas confirmés, soit un taux de mortalité de 31,2 %. Ces chiffres, actualisés récemment, illustrent la virulence persistante de cette souche particulière, le virus Bundibugyo, pour lequel aucun traitement ni vaccin n’est encore disponible.

Un foyer épidémique toujours concentré dans l’Ituri

L’Ituri reste le cœur battant de cette crise sanitaire, accueillant 91,2 % des infections et 83,6 % des décès. Les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu subissent également les conséquences de cette propagation, bien que cette dernière n’ait enregistré aucun nouveau cas depuis fin mai. Malgré cela, la vigilance reste de mise, car le virus continue de circuler avec une inquiétante ténacité.

Une contamination à Kisangani, symbole des risques persistants

Un cas inattendu a été détecté à Kisangani, capitale de la Tshopo, à près de 600 kilomètres de l’épicentre. Une jeune femme de 24 ans, enceinte de six mois, a été diagnostiquée positive après le transport clandestin de son corps depuis la zone de santé de Nia Nia, en Ituri. Ce déplacement, effectué à moto, a exposé des populations à un risque élevé de transmission, notamment lors des rites funéraires traditionnels, où le contact avec les fluides corporels est fréquent.

Extension vers le Haut-Uélé : un cas confirmé et un décès

Le Haut-Uélé, province limitrophe, n’est pas épargné. Un décès et un nouveau cas de contamination y ont été signalés. Les investigations révèlent que la personne infectée avait quitté la zone de santé de Nia Nia, soulignant les dangers liés aux déplacements non contrôlés entre les régions.

Des cas « importés » mais une gestion sanitaire renforcée

Malgré ces nouveaux foyers, les autorités sanitaires maintiennent que seules trois provinces sont officiellement touchées. Les cas enregistrés dans la Tshopo et le Haut-Uélé sont qualifiés d’« importés », car directement liés à l’Ituri. Des dizaines de contacts ont été identifiés et certains ont été transférés vers l’épicentre pour un suivi médical strict, afin de limiter toute nouvelle propagation.

Un virus aux conséquences dévastatrices

Ebola, transmis par contact avec les fluides corporels, a marqué l’histoire sanitaire de l’Afrique ces cinquante dernières années, avec plus de 15 000 morts. En RDC, la crise la plus meurtrière a sévi entre 2018 et 2020, faisant près de 2 300 victimes. Aujourd’hui, cette nouvelle flambée rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée et d’une recherche active de solutions thérapeutiques pour enrayer cette épidémie.