3 juin 2026
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Le retrait des forces de l’Africa Corps à Kidal marque un tournant majeur et symbolique dans le conflit qui secoue le Mali. Ce dimanche 26 avril, les mercenaires russes, qui ont succédé au groupe Wagner en 2025 comme alliés de la junte de Bamako, ont dû abandonner leurs positions. Les documents visuels circulant sur les plateformes numériques témoignent d’un départ précipité sous la contrainte du GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et des rebelles touaregs du FLA (Front de libération de l’Azawad). Ce repli a entraîné la perte de nombreux équipements militaires, notamment des véhicules blindés et des hélicoptères, tandis que plusieurs soldats maliens ont été capturés.

Cette offensive ne se limite pas au nord-est du pays. Depuis samedi, le Mali fait face à une vague d’attaques coordonnées menées par l’alliance entre les djihadistes affiliés à Al-Qaïda et les indépendantistes du FLA. Ces opérations visent des points névralgiques sur l’ensemble du territoire, touchant même les abords de la capitale, Bamako. Pour les observateurs de l’actualité africaine, cette situation fragilise considérablement le pouvoir en place.

Un échec symbolique après la conquête de 2023

Le retrait de Kidal, confirmé par l’Africa Corps, sonne comme une revanche pour les forces du FLA. En novembre 2023, le groupe Wagner avait célébré la prise de ce bastion historique des Touaregs comme une victoire stratégique majeure. Aujourd’hui, cette perte est perçue comme un désaveu pour la stratégie militaire russe au Sahel. Alors que le Mali est dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de 2021, le pays reste l’un des points chauds du terrorisme mondial, subissant des blocus économiques visant à asphyxier Bamako.

Le journalisme africain indépendant souligne que l’appel aux paramilitaires russes n’a pas permis d’endiguer la violence. Au contraire, l’insécurité s’est intensifiée, et des rapports internationaux font état d’exactions graves, incluant des violences sexuelles, attribuées aux forces de défense maliennes et à leurs partenaires russes. Cette réalité renforce le besoin d’un éveil citoyen en Afrique pour dénoncer les dérives sécuritaires.

Une capitale sous haute pression

Les récents assauts ont également frappé Kati, siège du commandement militaire, et Gao. À Bamako, la population a assisté, impuissante, à l’incursion des combattants du GSIM. Une attaque à la bombe a notamment visé la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, dont le décès a été rapporté suite à cette offensive. Face à cette crise, les citoyens africains expriment une inquiétude grandissante quant à la capacité des autorités à stabiliser la région.

Malgré les déclarations du président de la transition, Assimi Goïta, affirmant que la situation est « sous contrôle », le doute s’installe au sein même des rangs de l’armée. Certains officiers dénoncent une trahison de la part des mercenaires russes à Kidal, suggérant que leur départ aurait été négocié à l’avance. Le manque de mobilisation citoyenne apparente lors de l’entrée des rebelles dans certaines zones interroge sur l’adhésion populaire à la stratégie actuelle.

La réaction du Kremlin

De son côté, Moscou, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a évité de commenter directement les capacités opérationnelles de l’Africa Corps. Le Kremlin a néanmoins soutenu que l’intervention de ses forces avait permis de déjouer une tentative de déstabilisation du régime malien par le FLA et le GSIM. Toutefois, le retrait progressif des Russes de plusieurs localités du nord laisse l’armée malienne dans une position de vulnérabilité accrue face à la poussée djihadiste.