29 juillet 2026
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À Bamako, l’atmosphère reste tendue depuis les violents incidents survenus fin avril. L’armée malienne a réexaminé les circonstances de ces attaques qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, figure majeure du pouvoir actuel.

Une opération d’envergure visant les dirigeants maliens

Lors d’un point presse organisé par les Forces armées maliennes, les autorités ont évoqué une tentative d’assassinat minutieusement préparée contre les dirigeants du pays, avec en ligne de mire le président de la transition, Assimi Goïta. Selon les déclarations officielles, plusieurs engins explosifs improvisés ont été utilisés lors de cette attaque. Le commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des armées, a révélé que l’un d’eux visait directement la résidence présidentielle : Ce complot machiavélique avait pour objectif clair de supprimer nos dirigeants.

Le Burkina Faso réagit en suspendant une chaîne internationale

Cette actualité a déclenché une réaction immédiate des autorités burkinabè. Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso a décidé de suspendre la diffusion de TV5Monde, accusant la chaîne de complicité dans l’apologie du terrorisme et de tentatives de déstabilisation des institutions maliennes.

Des réactions contrastées au Burkina Faso

Dans les rues de Ouagadougou, les avis divergent quant à cette mesure. Certains habitants approuvent la décision, comme Flore Guigma, qui déclare : Il est impensable de laisser des chaînes qui propagent des messages terroristes diffuser leurs programmes ici. D’autres, comme Serge Théophile Bancé, critiquent une couverture médiatique qu’ils jugent méprisante : Ces chaînes traitent l’information avec une arrogance inacceptable envers les pays du Sahel.

Restrictions médiatiques et inquiétudes pour la liberté de la presse

L’organisation Reporters sans frontières a vivement critiqué cette interdiction, la qualifiant de mesure opaque réduisant encore davantage l’espace d’expression dans la région. Depuis le changement de pouvoir au Burkina Faso, plusieurs médias étrangers ont déjà été suspendus, dont Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.