5 août 2026
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Côte d’Ivoire : Yaya Fofana lance un appel solennel à la jeunesse pour l’indépendance économique

À l’approche du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, célébré chaque 7 août, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) a choisi Yopougon comme cadre symbolique pour adresser un message fort aux Ivoiriennes et Ivoiriens. À travers une contribution signée par Yaya Fofana, le mouvement réaffirme ses convictions tout en traçant une feuille de route ambitieuse pour l’avenir du pays.

Un hommage vibrant aux bâtisseurs de la Nation

Le discours de Yaya Fofana s’ouvre sur un hommage vibrant aux figures historiques qui ont façonné la Côte d’Ivoire moderne. Sous la direction visionnaire du Président Félix Houphouët-Boigny, le pays a accédé à la souveraineté en 1960. Soixante-six ans plus tard, cette date reste un rappel puissant de la nécessité de perpétuer l’héritage des Pères fondateurs, notamment Henri Konan Bédié, dont les contributions à l’unité nationale sont saluées.

Le MFA rend également un hommage appuyé aux Forces de Défense et de Sécurité, dont le rôle est essentiel dans la protection des citoyens et la lutte contre le terrorisme dans les régions septentrionales du pays. Leur engagement lors des élections d’octobre 2025 est particulièrement souligné, illustrant leur professionnalisme au service de la stabilité nationale.

Yopougon, symbole d’une Côte d’Ivoire unie

Le choix de Yopougon comme lieu central des célébrations n’est pas anodin. Cette commune emblématique du district d’Abidjan incarne la diversité et la cohésion nationale. Pour Yaya Fofana, il n’existe « ni bastions à conquérir, ni terres à punir » : la Côte d’Ivoire doit être perçue comme un ensemble indivisible, où chaque région, de Korhogo à San-Pédro, contribue à la grandeur commune. « Malinkés, Dioulas, Sénoufos, Baoulés, Bétés… forment la Côte d’Ivoire une et indivisible », rappelle le message.

La souveraineté économique, un impératif pour 2030

Si 1960 a marqué l’indépendance politique, Yaya Fofana insiste sur la nécessité de conquérir une souveraineté réelle dans tous les domaines. L’objectif est clair : atteindre 50 % de transformation locale du cacao et 40 % pour l’anacarde d’ici 2030. Ces ambitions s’inscrivent dans un plan industriel national visant à réduire la dépendance aux exportations brutes et à valoriser les ressources locales.

La souveraineté numérique et médiatique est également mise en avant. Pour le MFA, il est crucial que les récits ivoiriens ne soient plus dictés depuis d’autres capitales, mais façonnés par des voix locales. Cette vision s’étend à la protection des petites et moyennes entreprises, qui représentent la vitalité économique du pays, employant huit Ivoiriens sur dix.

Justice sociale : quand la croissance se mesure au quotidien

Bien que les performances macroéconomiques de la Côte d’Ivoire soient reconnues, Yaya Fofana rappelle que la croissance doit se traduire concrètement dans le quotidien des citoyens. Le MFA propose des mesures ambitieuses : construction de 200 000 logements accessibles d’ici 2030, création de 500 000 emplois formels pour les jeunes de moins de 35 ans, et la création d’un ministère dédié aux PME. L’objectif est de garantir que la prospérité économique bénéficie à l’ensemble de la population.

Transmission générationnelle : un engagement fort

Le discours aborde également la question de la transmission entre générations, un thème central dans le projet politique actuel. Le MFA soutient l’idée d’une ouverture des instances dirigeantes aux cadres formés depuis 2011, ainsi qu’une féminisation accrue des responsabilités. La préparation méthodique de la relève est présentée comme une priorité pour assurer la continuité de l’action publique.

Pour garantir des élections apaisées, le mouvement propose la reconstruction de la Commission Électorale selon le principe des « trois tiers » : administration, forces politiques et société civile organisée. Cette approche vise à rétablir la confiance dans les institutions et à éviter les divisions politiques.

Le MFA et le RHDP : une fidélité constructive

Le Mouvement des Forces d’Avenir réaffirme son attachement au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), tout en soulignant la nécessité de réformes internes. Yaya Fofana insiste sur l’idée que la fidélité au RHDP ne doit pas être passive, mais active et exigeante. Le MFA revendique sa place au sein des instances dirigeantes du parti, non par ambition personnelle, mais pour honorer sa mémoire et garantir la cohérence du projet politique.

Le mouvement rappelle avoir contribué activement à la construction du RHDP et se déclare prêt à poursuivre cette collaboration dans un esprit de loyauté et de construction nationale.

Message aux jeunes : le travail comme pilier de l’avenir

Le cœur du message de Yaya Fofana s’adresse directement à la jeunesse ivoirienne, majoritaire dans le pays. Le MFA exhorte les jeunes à faire le choix de l’effort, de la formation, de la discipline et de la rigueur. « Choisissez la Côte d’Ivoire », insiste le texte, rappelant que la jeunesse n’est pas spectatrice, mais actrice de l’avenir national. Leur engagement est présenté comme la clé pour bâtir une société prospère et unie.

Diaspora et Afrique de l’Ouest : un rôle à jouer

Le discours s’étend également à la diaspora ivoirienne, considérée comme un prolongement de la nation. Le MFA appelle à une politique publique ambitieuse pour faciliter son intégration, notamment à travers la bancarisation transfrontalière, des incitations fiscales pour l’investissement productif et une représentation politique adaptée.

Sur le plan régional, la Côte d’Ivoire est présentée comme un acteur clé pour une Afrique de l’Ouest unie et solidaire. Le MFA plaide pour une CEDEAO renouvelée, capable de renouer un dialogue fraternel avec les États sahéliens, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’intégration ouest-africaine est décrite comme une nécessité économique et sécuritaire pour la région.

Un serment renouvelé pour l’avenir

Le message de Yaya Fofana se conclut par un appel à la nation tout entière. L’indépendance est décrite comme un serment à perpétuer, à la mémoire des aînés, à l’exigence des enfants et à l’espérance des générations futures. Le MFA rend hommage aux soldats tombés au champ d’honneur, aux femmes ivoiriennes, piliers de la société, et à tous ceux qui œuvrent pour la paix et la stabilité.

« Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, ses Forces de Défense et de Sécurité, et ses filles et fils, ici et à l’étranger », conclut le texte, avant de souhaiter à tous une joyeuse fête nationale.