22 mai 2026
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La clôture de la saison de Ligue 1 a viré au cauchemar au stade de la Beaujoire. La confrontation entre le FC Nantes et le Toulouse FC, comptant pour la 34e et dernière journée de championnat, a été brutalement interrompue. Des scènes de désordre ont contraint les autorités à mettre un terme définitif à la rencontre.

Une pelouse prise d’assaut dès la première mi-temps

  • Le match a été stoppé suite à l’irruption massive de supporters sur l’aire de jeu.
  • Des jets de fumigènes ont visé la pelouse, rendant toute poursuite du jeu impossible.

Alors que le score était de 0-0 et que le chronomètre affichait la 22e minute, la situation a basculé. Des membres de la Tribune Loire ont franchi les barrières de sécurité pour envahir le terrain. Face à cette menace pour la sécurité des acteurs, l’arbitre internationale Stéphanie Frappart a immédiatement ordonné aux joueurs de regagner les vestiaires.

Près de quarante minutes après l’interruption, le verdict est tombé officiellement. « Il a été décidé d’interrompre définitivement la rencontre sur décision du préfet pour des raisons de sécurité », a expliqué l’arbitre lors d’une brève déclaration. Une cellule de crise, impliquant le préfet, les forces de l’ordre, les délégations des deux clubs et le corps arbitral, a acté cette fin prématurée.

Au bout de quelques minutes, les supporters nantais ont regagné leur tribune, sécurisée par de nombreux CRS qui n'ont pu éviter quelques échauffourées

Sur le bord de la touche, la tension était palpable. Vahid Halilhodzic, l’entraîneur des canaris, est resté de longues minutes à interpeller les supporters qui s’approchaient de lui, contenu de justesse par le service de sécurité. À 74 ans, le technicien est apparu particulièrement marqué dans les couloirs du stade, confiant avec émotion qu’il s’agissait de son ultime coaching et que cette conclusion lui faisait « très mal ».

Pendant que les supporters regagnaient leurs gradins sous la surveillance étroite des CRS, malgré quelques échauffourées, l’absence des propriétaires du club a été notée. Waldemar Kita et son fils Franck n’étaient plus présents dans l’enceinte lors des incidents, bien qu’ils aient déjeuné avec l’effectif quelques heures avant le coup d’envoi.

Ce fiasco rappelle les incidents survenus l’an passé entre Montpellier et Saint-Étienne, où des jets de projectiles avaient également entraîné l’arrêt d’un match. Pour Nantes, déjà relégué en Ligue 2, cette soirée noire vient clore une saison éprouvante de la pire des manières.