21 septembre 2026
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Et si la vraie question n’était plus de savoir qui protège le Cameroun, mais combien de temps chaque citoyen pourra tenir sa part de veille ? Dans son éditorial diffusé dans l’émission Honneur et fidélité, Atonfack Guemo, directeur de la communication au ministère de la Défense, livre un diagnostic sans détour sur l’insécurité globale et lance un appel pressant à la vigilance de tous. Un message qui interroge directement l’avenir du pays et la place de chaque Camerounais dans cette bataille.

Une violence armée mondialisée : que disent vraiment les chiffres ?

Des conflits gelés qui se réveillent, des guerres qui s’éternisent, des crises sécuritaires qui n’en finissent plus. Sur presque tous les continents, les armes parlent de plus en plus fort et de plus en plus souvent. Tantôt lors d’affrontements entre armées régulières, tantôt dans des opérations dites asymétriques, tantôt encore dans ces homicides par armes à feu que l’on classe parmi les guerres de basse intensité mais de haute létalité. Rien que pour ces dernières, les fusillades provoquent plus de 200 000 décès par an à travers la planète.

De la peur diffuse à la psychose : quel seuil ne pas franchir ?

Cette mondialisation de la violence armée entretient un sentiment d’insécurité permanente, palpable dans le quotidien des populations. Ce climat peut basculer très vite dans la psychose, en particulier dans les pays exposés aux agissements d’une internationale terroriste dont la capacité de nuisance gagne du terrain, malgré les condamnations et les sanctions présentées comme unanimes.

Attentats, attaques, tentatives de blocus, prises d’otages : la liste s’allonge sans cesse. Ces actions ne deviennent possibles que parce que les terroristes trouvent les moyens d’agir sur terre, dans les airs, en mer et dans le cyberespace. La question de savoir qui les alimente et dans quel but mérite d’être posée : une formule résume toute l’ambiguïté du tableau, celle d’ennemis entretenus par des amis, et cela au nom de notre propre intérêt.

Espionnage, pillages, sabotage : quels autres fronts s’ouvrent ?

L’insécurité ne se cantonne plus au champ de bataille. Elle s’étend désormais à d’autres domaines de l’activité humaine. Le tissu industriel devient une cible pour l’espionnage. Les ressources fauniques, végétales et minérales font l’objet de pillages. Les voies et moyens de communication sont sabotés, détruits ou détournés. La politique, l’éducation, mais aussi les mœurs séculaires et culturelles subissent toutes sortes de déformations.

Autant d’atteintes et de violences dirigées contre des personnes, des institutions et l’environnement. Et au rythme où vont les choses, aucun pays ne semble assez puissant pour se croire durablement à l’abri.

Le Cameroun, carrefour des menaces : quel fardeau porter ?

Les citoyens camerounais sont aux premières loges pour mesurer l’ampleur du phénomène. Ils doivent, bien malgré eux, livrer une bataille difficile pour survivre aux multiples agressions dont leur pays est devenu un point de convergence.

La nation mobilise d’énormes parts de son potentiel économique, matériel et humain pour contenir les conséquences de l’instabilité à ses frontières orientales, pour étouffer les projets transnationaux de l’extrémisme obscurantiste dans son septentrion, et pour résorber cet autre abcès que représentent les velléités séditieuses dans ses régions occidentales.

Des avancées réelles, mais une alerte jamais levée

Dans un environnement mondial devenu dangereux, le Cameroun fait de son mieux pour prévenir, endiguer et, au besoin, réduire la survenue et la virulence des agressions qui le ciblent. Les résultats obtenus à ce jour sont jugés plutôt satisfaisants, même si des éruptions de violence continuent d’être enregistrées dans certaines parties du territoire national. Dans cette lutte, le soutien des compatriotes aux professionnels de la défense nationale constitue un appui d’une valeur inestimable.

Aucun répit, aucune pitié à espérer

Il reste que la vigilance doit s’exercer à chaque instant, en chaque point du territoire et dans tous les domaines, afin de faire échec aux manœuvres d’une adversité dont il ne faut attendre ni répit, ni pitié.

Patriotisme, vigilance, attachement : les trois consignes à retenir

L’éditorial se referme sur une trilogie simple, presque une profession de foi, adressée à l’ensemble des Camerounais :

  • Savoir rester patriotes, en plaçant l’intérêt du pays au-dessus des clivages ;
  • Savoir demeurer vigilants, partout et en toute circonstance ;
  • Savoir aimer définitivement le Cameroun, comme un engagement durable et non comme un slogan de circonstance.

Un mot d’ordre qui résonne comme une exigence de mobilisation citoyenne : dans un monde où les menaces se globalisent, la sécurité d’un pays ne se joue plus seulement sur les lignes de front, mais aussi dans la conscience et la détermination de chaque citoyen.