Une absence prolongée qui alimente les rumeurs
Le retour imminent du Président Paul Biya au Cameroun a été évoqué par René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, lors d’une déclaration récente. Âgé de 93 ans, le Chef de l’État est absent du pays depuis près de deux mois, une situation qui nourrit les spéculations et les interrogations dans l’opinion publique.
L’opposition exige plus de transparence
Plusieurs figures de l’opposition camerounaise, dont Jean-Michel Nintcheu et l’Union démocratique du Cameroun (UDC), réclament une clarification sur la situation du Président et la continuité des institutions. Ils dénoncent un prétendu « vide institutionnel » et appellent le Conseil constitutionnel à constater une éventuelle vacance du pouvoir.
Un appel à la stabilité républicaine
Ces responsables politiques estiment que la stabilité du pays ne peut reposer sur le silence ou les hypothèses. Ils soulignent que la gouvernance à distance, même assurée par le camp présidentiel, ne suffit pas à garantir la légitimité des institutions en place.
Le cadre juridique en cas de vacance du pouvoir
La Constitution camerounaise, dans son article 6, alinéa 4, encadre strictement les modalités de gestion d’une vacance du pouvoir. En cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, une élection présidentielle doit être organisée dans un délai de 20 à 120 jours.
Les règles de l’intérim présidentiel
Pendant cette période transitoire, l’intérim est assuré par le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, ou, en cas d’empêchement, par sa suppléante Naomie Mikel Bégala épouse Akono. Leurs pouvoirs sont strictement limités : ils ne peuvent ni modifier la Constitution, ni remanier le Gouvernement, ni organiser un référendum, et ne sont pas éligibles à l’élection présidentielle qui suivrait.