22 mai 2026
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Des villageois et des familles endeuillées parcourent les rues de Babban Gide après une attaque attribuée à Boko Haram. Au moins 81 personnes ont péri lors de cette attaque dans l'État de Yobe, situé au nord-est du Nigeria, selon les autorités locales. Les assaillants, équipés d'armes légères et de lance-roquettes, ont pris pour cible le quartier de Mafa un dimanche en fin d'après-midi à bord de plus de 50 motos.

Les autorités nigérianes viennent de confirmer la responsabilité de Boko Haram dans une série d’attaques ciblant des enfants dans le sud de l’État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria. Ces violences ont coûté la vie à plus de 80 personnes et plongé la région dans une profonde consternation.

Une attaque d’une violence inouïe

Le dimanche après-midi, une centaine de djihadistes présumés, lourdement armés, ont pris d’assaut le quartier de Mafa à bord de plus de 50 motos. Selon les premiers récits, les assaillants, équipés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, ont semé la terreur en visant délibérément des civils, dont des enfants. Abdulkarim Dungus, porte-parole de la police de l’État de Yobe, a détaillé l’ampleur de cette tragédie : « Une centaine de terroristes présumés ont déferlé sur la zone, transformant une paisible journée en cauchemar ». Les familles des victimes, sous le choc, se recueillent désormais dans les rues de Babban Gide, où des processions silencieuses rendent hommage aux disparus.

Un bilan humain accablant

Le bilan provisoire est effroyable : 81 morts confirmés, mais les autorités craignent que ce chiffre ne s’alourdisse dans les heures à venir. De nombreux habitants restent portés disparus, et les recherches se poursuivent dans les villages environnants. Les survivants, traumatisés, décrivent une scène apocalyptique : des corps sans vie jonchant les ruelles, des maisons incendiées et une population en proie à une peur panique.

Une menace persistante dans le nord-est

Cette attaque rappelle la résilience du groupe Boko Haram, malgré les opérations militaires menées ces dernières années. Les autorités locales multiplient les patrouilles et renforcent la surveillance, mais la menace plane toujours sur les communautés rurales du nord-est du Nigeria. Les populations, épuisées par des années d’insécurité, appellent à une protection renforcée pour éviter de nouvelles tragédies.

Réactions et mesures d’urgence

Face à cette situation, les forces de sécurité ont été déployées en masse pour sécuriser la zone. Les opérations de secours se poursuivent jour et nuit pour retrouver les disparus et porter assistance aux familles. Les autorités ont également annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier tous les responsables de cette attaque barbare.

Un appel à la mobilisation

Dans un contexte de tensions persistantes, cette attaque soulève des questions sur la capacité des autorités à protéger les populations civiles. Les habitants, déterminés à ne pas céder à la peur, appellent à une mobilisation collective pour faire face à cette menace.