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Le président du Nouveau Mouvement populaire (NMP) dénonce la « versatilité légendaire » d’Elimbi Lobe, suite à des déclarations controversées sur une chaîne de télévision basée à Yaoundé.
Le dirigeant politique camerounais Banda Kani exprime son vif mécontentement à l’égard d’Elimbi Lobe, qu’il qualifie d’« agitateur tribal ». Lors d’un entretien diffusé ce mardi 23 juin 2026, le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP) a fermement condamné les propos tenus par Elimbi Lobe à l’antenne, où il aurait qualifié le nationaliste Ernest Ouandié de « bandit ».
« En affirmant qu’Ouandié était un ‘bandit’, Elimbi Lobe s’est lui-même déshonoré », a déclaré le panafricaniste Banda Kani. Selon lui, Elimbi Lobe ne parviendra jamais à incarner une figure politique de premier plan. « Il s’est rabaissé au rang d’un vaurien. Il est devenu un acteur politique qui n’atteindra jamais une envergure nationale dans ce pays. Il s’est cantonné à être un simple politicien de quartier ou de canton, dont la stratégie vise uniquement à devenir député », a-t-il ajouté.
Un discours changeant : l’époque du Social democratic front
Banda Kani a également mis en lumière la versatilité d’Elimbi Lobe en rappelant son passé politique. Il a souligné un contraste frappant avec le discours qu’il tenait lorsqu’il était membre du Social democratic front (SDF). « Il adopte une stratégie purement électoraliste. Il suffit de se pencher sur son parcours. Relisez ses propres déclarations en 2011, quand il militait au SDF. Il y magnifiait alors l’intégration nationale. Il saluait même le rôle des Bamilékés dans la construction nationale, allant jusqu’à affirmer que son meilleur ami était un Bamiléké et qu’il souhaitait donner son nom à son propre fils », a-t-il poursuivi.
« En 2015, il dénonçait les tribalistes. Quand il était au SDF, aurait-il pu tenir de tels propos ? Le parti l’aurait sans aucun doute rappelé à l’ordre. Nous sommes face à un politicien de petite envergure qui imagine que son élection comme député marquerait l’apogée de sa carrière politique », a conclu Banda Kani, offrant ainsi une perspective critique sur l’actualité politique camerounaise et le parcours d’Elimbi Lobe.