3 juin 2026
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Une transformation institutionnelle d’une ampleur sans précédent. Entre le 22 mai, marqué par le renvoi du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, et le 26 mai, date de l’élection au poste de président de l’Assemblée nationale de Sonko, en passant par la désignation du nouveau chef du gouvernement, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, le 25 mai, le Sénégal a traversé une période politique d’une célérité inédite.

Cette restructuration du pouvoir soulève une question majeure : cette nouvelle configuration peut-elle modifier l’approche des autorités face à la crise économique et financière qui frappe le pays ? Le Sénégal se trouve au bord d’un gouffre financier, avait alerté l’économiste Abdoulaye Ndiaye dans une analyse relayée par plusieurs médias. Avec une dette publique représentant 132 % du PIB et des remboursements de dette de plus en plus risqués, notamment en raison de l’explosion des coûts énergétiques liée aux tensions géopolitiques, la situation ne cesse de s’aggraver.

Jusqu’à présent, toute proposition de restructuration économique formulée par le Fonds monétaire international (FMI) se heurtait à une opposition ferme, au moins de la part du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Pourtant, les observateurs locaux estiment que la nomination d’Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô pourrait marquer un tournant dans cette dynamique.