26 septembre 2026
6089cda9-d8da-497a-8133-677184a7f507

Un engagement financier qui redessine l’avenir de la formation portuaire

La signature du protocole CAP-PORT entre le Bénin et le Luxembourg, à New York, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, suscite de nombreuses attentes. Avec une enveloppe de 15 millions d’euros, soit plus de 9,8 milliards FCFA, cet accord ouvre une nouvelle page pour la formation aux métiers portuaires et logistiques dans le pays. Mais au-delà de l’annonce, quelles seront les retombées concrètes et comment les acteurs du secteur réagissent-ils ?

Écouter cet article≈ 3 min

Les bénéficiaires visés par le programme CAP-PORT

Selon les autorités béninoises, le dispositif cible en priorité les jeunes et les femmes âgés de 18 à 35 ans en quête d’emploi, les personnes peu qualifiées ainsi que les travailleurs désireux de mettre à jour leurs compétences. L’ambition affichée est double : renforcer l’offre de formation et faciliter l’insertion professionnelle dans les activités portuaires et logistiques.

Des compétences techniques et numériques au menu

Les enseignements prévus couvriront plusieurs domaines stratégiques : la conduite et la maintenance des engins de manutention et des véhicules, la sécurité, la conformité documentaire, sans oublier l’utilisation des systèmes numériques. Un espace dédié au développement de ces compétences devrait voir le jour pour soutenir l’ensemble du programme.

Une coopération bilatérale déjà bien installée

Le protocole a été paraphé, côté béninois, par Hugues Oscar Lokossou, ministre de l’Économie et des Finances chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette. Pour le Luxembourg, c’est le vice-Premier ministre Xavier Bettel qui a engagé son pays. Le gouvernement béninois évalue le portefeuille actif de la coopération bilatérale à environ 95 millions d’euros, l’enveloppe CAP-PORT représentant près de 16 % de ce total.

Des zones d’ombre qui persistent

Si l’engagement financier est acté, plusieurs questions restent en suspens. La publication officielle ne précise ni le nombre exact de bénéficiaires, ni l’emplacement du futur centre de formation, ni la date de démarrage des cours, ni la durée des parcours, ni même le calendrier des décaissements. Autrement dit, la signature établit un engagement de financement, mais elle ne garantit pas que l’intégralité des 15 millions d’euros a déjà été versée.

Quelles perspectives pour le secteur ?

L’arrivée de ce financement pourrait transformer en profondeur l’écosystème de la formation portuaire au Bénin. Les professionnels du secteur attendent désormais des clarifications sur le calendrier et les modalités pratiques. La réussite du projet CAP-PORT dépendra de la capacité des parties prenantes à lever ces incertitudes et à traduire l’engagement financier en résultats tangibles pour les travailleurs et les jeunes en recherche d’emploi.

Abonnez-vous au flux :