23 juillet 2026
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ancien ministre malien Hamma Ag Mahmoud rejoint la coalition de l’imam Dicko

journaliste
portrait de Hamma Ag Mahmoud ancien ministre malien

Entre 1986 et 1988, sous l’ère du général Moussa Traoré, Hamma Ag Mahmoud occupait le poste de ministre du Travail et de la Fonction publique. Par la suite, il a exercé les fonctions de préfet dans plusieurs régions clés du Mali, telles que Sikasso, Koulikouro, Ségou, Gao et Tombouctou. Son parcours a pris un tournant décisif en 2012 lorsqu’il a choisi de rejoindre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), participant activement aux négociations qui ont abouti à la signature de l’accord de paix de 2015 avec les autorités maliennes.

une classe politique en échec

Depuis son installation en Mauritanie en 2011, Hamma Ag Mahmoud a choisi de s’exprimer publiquement aujourd’hui en rejoignant la Coalition des forces pour la République (CFR). Il alerte sur la situation actuelle du pays : « Nous traversons une période de crise profonde, le Mali se fragilise chaque jour davantage ». L’ancien ministre appelle à une mobilisation générale de tous les Maliens autour d’un projet collectif capable de rassembler. « La CFR a pris l’initiative, je suis convaincu que chaque citoyen malien doit la soutenir pour organiser une conférence nationale visant à corriger les erreurs du passé », déclare-t-il.

Il n’hésite pas à pointer du doigt les défaillances de la classe politique : « Les rébellions et la montée des groupes islamistes au Mali sont les conséquences directes de l’échec politique de nos dirigeants ». Pour Hamma Ag Mahmoud, il est impératif que les Maliens disposent d’un projet politique unificateur.

« Si l’on observe des groupes armés ou des mouvements jihadistes au Mali, c’est parce que les Maliens n’ont pas trouvé leur place dans un cadre politique commun », souligne-t-il. Il insiste : « Il est temps de rétablir une gouvernance transparente pour éliminer définitivement les causes de ces divisions ».

dialoguer avec les jihadistes : une solution envisageable ?

Ces derniers mois, le groupe Jnim a modifié son discours afin de se présenter comme un acteur politique au Mali. Bien qu’il évoque désormais la « souveraineté » et affirme défendre les populations, son objectif reste inchangé : instaurer sa vision de la charia. Dans ce contexte, est-il possible d’envisager des négociations avec un tel groupe dans un cadre républicain ?

Hamma Ag Mahmoud répond sans hésitation : « Absolument ». Pour lui, il est essentiel d’appliquer les principes démocratiques fondamentaux, tels que l’égalité et la justice, en associant l’ensemble des Maliens à ce processus.