15 juillet 2026
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L’essentiel en bref

  • 59 victimes : bilan des inondations en Côte d’Ivoire depuis mai 2026, dont plus de 20 à Attécoubé
  • 5 quartiers concernés : Nématoulaye, Djéné écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attécoubé 3
  • Calendrier serré : travaux du 13 au 24 juillet 2026 avec engins lourds
  • Dernier délai : ordre d’évacuation transmis aux habitants le 10 juillet

Une réponse municipale face aux intempéries dévastatrices

La mairie d’Attécoubé a engagé dès le 13 juillet 2026 des démolitions ciblées dans les zones sinistrées par les inondations. Cette initiative vise à éradiquer les constructions anarchiques et à sécuriser les populations avant la prochaine saison des pluies. Les autorités avaient préalablement notifié aux résidents un ordre d’évacuation écrit, envoyé le 10 juillet, avant le lancement des premières interventions.

Les opérations ont débuté par des démolitions partielles et l’enlèvement des toitures dans les quartiers prioritaires. Ces mesures préventives s’inscrivent dans une volonté de réduire les risques liés aux glissements de terrain et aux inondations récurrentes qui frappent régulièrement Abidjan.

Cinq zones sous surveillance renforcée

Les quartiers Nématoulaye, Djéné écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attécoubé 3 sont au cœur de cette campagne municipale. Les travaux, prévus jusqu’au 24 juillet, mobilisent des engins de chantier pour des démolitions systématiques. Les premières interventions ont été menées les 13 et 14 juillet, avec une couverture médiatique locale dès le premier jour.

Ces zones, souvent marquées par un habitat précaire et une urbanisation non maîtrisée, ont payé un lourd tribut lors des intempéries récentes. Les pluies diluviennes ont provoqué des submersions rapides et des glissements de terrain, aggravant la vulnérabilité des populations.

Un bilan humain tragique

Les inondations survenues depuis mai 2026 ont causé la mort de 59 personnes en Côte d’Ivoire, dont plus de 20 dans la seule commune d’Attécoubé. Ces chiffres, confirmés par les autorités, illustrent l’urgence d’agir face à l’urbanisation incontrôlée et aux risques naturels accrus.

Les habitations installées sur des pentes instables ou dans des zones inondables ont été particulièrement touchées. Les autorités municipales soulignent l’importance de ces démolitions pour éviter de nouvelles catastrophes lors des prochaines saisons humides.

Contexte socio-urbain à Attécoubé

Attécoubé, l’une des dix communes du district d’Abidjan, concentre une population majoritairement modeste. Les quartiers ciblés par les démolitions abritent des familles vivant dans des conditions précaires, souvent sur des terrains non viabilisés. Cette situation aggrave les risques liés aux intempéries et complique la gestion urbaine.

La question de l’assainissement et de la restructuration des quartiers informels revient systématiquement après chaque saison des pluies meurtrière. Les autorités locales peinent à concilier impératifs de sécurité et droit au logement, dans un contexte de croissance démographique soutenue.

Les comités de restructuration des quartiers (CREQ) jouent un rôle clé dans cette opération. Ils assurent la coordination entre les services municipaux et les habitants, facilitant ainsi l’exécution des travaux et le suivi des familles évacuées.

Perspectives et prochaines étapes

Les démolitions doivent être achevées d’ici le 24 juillet dans les cinq quartiers concernés. La mairie a salué la coopération des résidents, qui ont libéré les sites conformément aux ordres d’évacuation. Les modalités d’accompagnement des familles déplacées font actuellement l’objet de discussions pour garantir une relocalisation digne et sécurisée.