12 juillet 2026
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À Touba, Ousmane Sonko interpelle le président Bassirou Diomaye Faye

À Touba, Ousmane Sonko s’en prend au président Bassirou Diomaye Faye

Ousmane Sonko, leader de Pastef, a saisi l’opportunité des 48 heures de son parti à Touba pour adresser des critiques directes au président Bassirou Diomaye Faye. Au cœur de son discours, la gestion de la « caisse noire », un sujet qui suscite de vives discussions. Le chef de Pastef a mis en avant l’autonomie financière de sa formation, affirmant qu’elle repose uniquement sur les cotisations de ses membres, loin de toute dépendance aux fonds publics.

Lors des 48 heures de Pastef, un événement majeur organisé à Touba, Ousmane Sonko a de nouveau lancé une flèche au président Bassirou Diomaye Faye, sur fond de désaccord persistant concernant l’administration de la « caisse noire » de la présidence. En détaillant le modèle de financement de son parti, le leader de Pastef a martelé que sa structure politique ne fait pas appel aux ressources de l’État pour soutenir ses activités.

« Pastef n’est pas un parti qui puise dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Cela est considéré comme illicite chez nous », a-t-il affirmé devant une foule de militants acquis à sa cause. Cette déclaration fait écho aux tensions qui opposent les deux personnalités politiques au sujet de la gestion des fonds présidentiels. Depuis plusieurs semaines, Ousmane Sonko conteste l’existence de ce fonds, le jugeant incompatible avec les principes de transparence et de bonne gouvernance qu’ils avaient tous deux défendus avant d’accéder aux plus hautes fonctions.

À Touba, sans nommer explicitement le chef de l’État, il a suggéré que ces fonds pourraient servir à renforcer une base politique en vue des prochaines échéances électorales. Il a réitéré que Pastef privilégie, pour sa part, les cotisations et les contributions volontaires de ses adhérents. Le président de Pastef a également fustigé ceux qui critiquent le succès retentissant de la campagne de vente des cartes de membre de son parti. Qualifiant certains responsables politiques d’« aigris », il a lancé une expression imagée en wolof : « s’il n’y a pas de mort, dina am blessé », signifiant que ses adversaires politiques ne resteront pas indemnes face à la montée en puissance et à l’influence croissante de Pastef.

Ousmane Sonko